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Mes deux parents et la Société Alzheimer Laval

Voici un témoignage touchant de Mme Brigitte Clermont, proche aidante d'une de nos résidentes de la Maison Francesco Bellini: 

Nous fêtons cette année le 25e anniversaire de naissance de la Société Alzheimer de Laval, un organisme que j’ai appris à connaître peu à peu à partir de 2000. Cette année-là, mon père a reçu le diagnostic de la maladie d’Alzheimer. Il avait 75 ans. Ma mère fut sa proche aidante pendant huit ans avant qu’il ne décède d’un arrêt cardiaque en 2008. C’est par elle que j’ai entendu parler de la Société Alzheimer pour la première fois. Mon père y a fréquenté le Centre de jour pendant plusieurs années et je savais que c’était un lieu important pour lui; quand il était là, il était le boute-en-train que Manon avait appris à contenir. Ma mère a vu souvent son homme « babouneux » et renfermé à la maison se transformer en un être volubile et extraverti lors des activités de la Société. Il avait rebaptisé Manon Roussy en Manon Des Sources, parce que son prénom évoquait pour lui le film de Claude Berri qu’il adorait.

C’est aussi par ma mère que j’ai appris la construction de ce qui devenu la Maison Francesco Bellini où elle vit, depuis bientôt trois ans, comme résidente. Et oui! ma mère a reçu le diagnostic de démences multiples à 85 ans. À son tour, elle a fréquenté le Centre de jour animé par Manon Roussy et c’est ma sœur ou moi qui assistions aux rencontres sociales à la cabane à sucre ou à celles du temps des Fêtes d’avant le Covid 19. Pour nous, c’est un énorme soulagement qu’elle puisse vivre aujourd’hui dans ce lieu qui répond à ses besoins d’encadrement au quotidien, de présence humaine et d’activités stimulantes et distrayantes.

L’équipe des intervants.es agit avec une patience et une bienveillance hors du commun sachant très bien comment interagir avec les personnes vivant avec l’Alzheimer. C’est à leur contact que j’ai appris à faire des diversions bénéfiques avec ma mère qui est vraiment privilégiée de vivre là. Je souhaite que les maisons pour aînés promises par le gouvernement Legault ressemblent à la Maison Francesco Bellini et qu’elles desservent les personnes comme ma mère qui sont autonomes physiquement, mais qui sont totalement dépendantes des autres 24h sur 24h pour la gestion de leur quotidien. Il était clair pour nous, ses enfants, que nous n’aurions pas pu la prendre chez nous sans y laisser notre énergie et notre peau de proches aidants.

D’autre part, je souhaite que les services à domicile pour les aînés sans déficit cognitif majeur soient mieux déployés et financés. Je rêve quant à moi de rester dans ma maison le plus longtemps possible, mais si je devais être atteinte d’Alzheimer, je ne vivrais nulle part ailleurs que chez Francesco Bellini.

Brigitte Clermont

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